Jeudi 13 septembre 2007
 
I ) Leurres métalliques
 
A) Cuillères ondulantes

Exemple :

Photo-ondulante.jpg

B)
Cuillères tournantes
 
Exemple :
Photo-tournante.jpg
 
Remarques communes à l'ensemble des leurres métalliques
Propriétés particulières (sous-catégories). Elles peuvent être plus ou moins spécifiquement adaptées au lancer-ramener, à la traîne ou à la dandine
Equivalents anglo-américains. En anglais, les cuillères ondulantes sont généralement appelées "spoons". Pour bien insister sur leur caractère ondulant, elles sont parfois appelées "swimming spoons". Les cuillères tournantes sont appelées "spinners" mais pour distinguer les cuillères tournantes classiques, dont il est ici question, des leurres hybrides qui comportent une palette tournante (cf. plus loin), les anglo-américains sont parfois amenés à les désigner par l'appellation plus précise de "typical in-line spinners".
 
II ) Leurres rigides non métalliques (en bois ou en plastique)
 
A) Bâtons 
 Définition : leurres de forme allongée, sans bavette, destinés à pêcher en surface ou peu profondément 

1) Bâtons simples = cigares

2) Poissons à hélices

Exemple :


3) Bâtons biseautés

a) Eclabousseurs
Définition : leurres bâtons possédant un biseau frontal orienté vers le bas qui provoque, lorsqu'ils sont ramenés par saccades, un son particulier et des éclaboussures à la surface de l'eau.
Remarque. C'est ce qu'on appelle aussi "poppers".

Exemple :
Photo-popper.jpg

b) Glisseurs
Définition : leurres bâtons possédant un biseau frontal très incliné, orienté vers le bas, qui les maintient très haut à la surface de l'eau, lorsqu'ils sont ramenés

Exemple :
Photo-glisseur.jpg

c) Plongeants
Définition : leurres bâtons possédant un biseau frontal orienté vers le haut qui les fait plonger lorsqu'ils sont ramenés
 
Remarques communes à l'ensemble des leurres bâtons
Equivalents anglo-américains. La terminologie anglo-américaine est extrêmement variée et souvent redondante. Elle est sans grand intérêt car les caractéristiques précises de ces leurres dépendent tout autant de la façon dont ils sont lestés intérieurement par les constructeurs que de leur morphologie externe. On retiendra simplement que le mot "pencil" s'applique plutôt à des leurres de forme très allongée et que le mot "stick" s'applique plutôt à des leurres relativement trapus. La signification précise des termes utilisés varie souvent avec les marques.
 
B) Leurres très plongeants sans bavette
Définition : leurres reliés à la ligne par leur face dorsale, plongeant profondément et
vibrant beaucoup 

Propriétés particulières (sous-catégories)
. D'une façon générale, tous les leurres qui vibrent beaucoup sont appelés manivelles. C'est donc aussi le cas de ceux-ci. Certains sont munis d'un dispositif interne de bruitage.
Equivalents anglo-américains. D'une façon générale, les anglo-saxons appellent "cranck" tous les leurres qui vibrent beaucoup et "vibrations" les leurres de la présente catégorie qui sont munis d'un dispositif interne de bruitage.
 
C) Leurres à bavette = poissons à bavette

Exemples :
Photo-bavette.jpg

Photo-articul--.jpg
 
Propriétés particulières (sous-catégories). Ils peuvent être plus ou moins plongeants, articulés ou non, d'une densité égale, supérieure ou inférieure à celle de l'eau, plus ou moins vibrants sous l'effet de la traction et posséder un dispositif interne de bruitage. Comme pour les leurres de la catégorie précédente, on appelle manivelles ceux qui vibrent beaucoup.
 
Comme c'est l'ensemble des propriétés précédentes qui définit un leurre à bavette, il est évident qu'on peut s'amuser à définir une multitude de type de leurres en combinant ces différentes propriétés. Multiplier les appellations ne présente pas en soi un grand intérêt. On se contente généralement d'énumérer les différentes caractéristiques du leurre.  
 
III ) Leurres souples
 
A) Tournants = anguillons
Définition : longs tubes souples montés sur hameçon courbe relié à un émerillon

Exemple :
Photo-anguillon.jpg

B) Oscillants
Définition : leurres souples animés par un déflecteur caudal ou par des déflecteurs latéraux

Exemple :
Photo-Red-Gill.jpg

C) Ondulants
Définition : leurres constitués de matière plastique très souple qui se déforment sous l'effet du moindre déplacement

Exemple :
Photo-civelix.jpg

Propriétés particulières (sous-catégories).
Beaucoup d'entre eux se terminent par une queue en forme de virgule.

Remarque commune à l'ensemble des leurres souples.
Propriétés particulières (sous-catégories).
Les propriétés particulières des leurres souples dépendent en grande partie de la façon dont ils sont lestés et armés par les utilisateurs. 
 
IV ) Autres leurres
 
A) Devons
Définition : leurres rigides non nécessairement métalliques, munis d'ailettes qui leur permettent de tourner au cours de la récupération.
 
B) Mouches
 
C) Leurres divers
 
Certains leurres, difficiles à classer dans l'une des catégories précédentes, n'en sont pas pour autant inefficaces. C'est le cas, par exemple, des morceaux de couenne découpées en lanières, des copies animales imitant des crevettes, des crabes etc…   
 
D) Leurres hybrides 
Définition : combinaisons variables de différents types de leurres

Exemples :  
Photo-Ond-et-souple.jpg


Photo-tour-et-souple.jpg
 
Propriétés particulières (sous-catégories).
Là encore, le nombre de combinaisons possibles est immense et essayer de donner un nom à chacune de ces combinaison serait tout à fait fastidieux. Voici les combinaisons les plus courantes :
 
Palette de cuillère ondulante en tête + leurre souple tournant en position caudale
Palette de cuillère ondulante en tête + leurre souple ondulant en position caudale
Palette tournante en tête + leurre souple oscillant en position caudale
Palette tournante + leurre rigide en position caudale
Leurre rigide + palette tournante en parallèle
Leurre souple + palette tournante en parallèle
 
Equivalents anglo-américains. Que de noms ésotériques dans la littérature anglo-saxone ! On retiendra essentiellement que la combinaison leurre souple ou rigide + palette tournante en parallèle est appelée "spinner bait" et qu'un "tail spin" est une combinaison quelconque qui comporte une palette métallique tournante en position caudale.
par Hippolyte25
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Mardi 21 août 2007
L'examen à la loupe ou au microscope d'écailles prélevées sur un poisson permet de déterminer avec précision l'âge de celui-ci.
 
Il n'est pas nécessaire de disposer d'un matériel très coûteux. Une simple loupe peut suffire. Un petit microscope d'amateur permet cependant une détermination plus sûre.
 
Les écailles doivent être prélevées sur le flanc de l'animal et lavées à l'eau du robinet pour les débarrasser de leur mucus. Une fois séchées, elles peuvent être conservées indéfiniment entre les pages d'un livre.
 
Pour observer les écailles avec une loupe simple, tenue à la main, il faut les maintenir devant un fond sombre et les éclairer par au-dessus, légèrement en biais. Pour les observer au microscope, il faut les monter entre deux lames, ce qui facilite la mise au point, et les éclairer par en dessous, comme c'est d'ailleurs généralement l'usage de le faire avec un microscope.  
 
Toutes les écailles ne permettent pas de déterminer l'âge d'un poisson et sur celles qui le permettent, la détermination ne peut se faire que sur une partie très précise de celles-ci.
 
Les écailles des bars présentent quatre parties appelées champs. Le champ postérieur (P), qui présente une surface finement denticulée et pigmentée, correspond à la partie de l'écaille qui est visible lorsque celle-ci est en place sur le poisson. Les deux champs latéraux (L) et le champ antérieur (A) correspondent aux parties de l'écaille qui sont recouvertes, sur l'animal, par les écailles voisines. C'est sur le champ antérieur que peut se faire la détermination de l'âge du poisson. Il faut sélectionner pour cela des écailles qui présentent un champ antérieur de forme presque parfaitement triangulaire. Le sommet de ce triangle, appelé noyau ou foyer, correspond au point de développement initial de l'écaille. La base de ce triangle se trouve en périphérie de l'écaille, là où s'effectue sa croissance.   

loupe-2007-annot---copie.jpg
















Chez beaucoup de poissons de nos régions, et en particulier chez le bar, la croissance suit un cycle annuel. C'est une croissance saisonnière de période chaude qui s'arrête presque complètement au cœur de la période froide (fin de l'hiver - début du printemps). La croissance des écailles s'effectue au même rythme que celle du poisson.
 
En période de croissance importante, la face externe de l'écaille (celle qui est fortement minéralisée) se développe tellement vite qu'elle forme périodiquement des replis, ou plus exactement des crêtes, que l'on appelle stries de croissance. En période de croissance fortement ralentie, ces stries ne forment plus. L'écaille porte ainsi à sa surface, à partir de son noyau, des séries de stries de croissance grossièrement concentriques, qui marquent les saisons chaudes, alternant avec des zones dépourvues de stries de croissance, qui marquent les saisons froides. On peut ainsi déterminer l'âge d'un poisson en comptant ce qu'on appelle les anneaux de croissance estivale, renfermant des stries, et les anneaux d'hiver, dépourvus de stries de croissance. Etant donné qu'ils correspondent à une période de croissance fortement ralentie, les anneaux d'hiver sont évidemment toujours beaucoup moins larges que les anneaux d'été.
 
Lors d'une observation à la loupe en lumière incidente oblique, seuls les sommets des stries (crêtes) de croissance sont éclairés. Dans ces conditions, les anneaux d'été apparaissent clairs tandis que les anneaux d'hiver, non éclairés, apparaissent sous forme de lignes sombres.
 


Ecaille d'un bar âgé de 7 ans, observée à la loupe en lumière incidente oblique. Le poisson a été capturé en juin 2006. La présence de 7 anneaux d'hiver indique sans ambiguïté qu'il est éclos en 1999.














Lors d'une observation au microscope en lumière transmise, les stries (crêtes), particulièrement épaisses, qui transmettent très mal la lumière, apparaissent très sombres. Tout ce qui est compris entre ces stries transmet en revanche très bien la lumière et apparaît très clair. C'est le cas des anneaux d'hiver qui constituent ainsi autant d'espaces clairs bien marqués.   

stries--au-micro-recadr--e.jpg
Anneau de ralentissement de croissance de période froide (anneau hivernal) séparant deux zones de période chaude marquées par de nombreuses stries de croissance très serrées.
 











Bord antérieur d'une écaille prélevée en fin de mois de juin sur un bar de Bretagne du Sud. On voit l'anneau de la période froide qui a pris fin environ deux mois plus tôt et le début de l'anneau de croissance de la période chaude qui vient de commencer.
 











Noyau d'une écaille observée au microscope. C'est le point de départ des stries de croissance.











Bien des événements peuvent cependant perturber le développement normal et l'aspect général des anneaux d'été et d'hiver.
 
Une période chaude particulièrement longue se traduira ainsi par un anneau estival particulièrement large, surtout si le poisson trouve une nourriture particulièrement abondante pendant cette période. La période de croissance normale du poisson peut aussi être interrompue par un événement accidentel. L'anneau de croissance du poisson est alors interrompu par un anneau d'arrêt de croissance qu'il ne faudra pas confondre avec un anneau d'hiver. C'est par exemple ce qui peut se produire lorsqu'un poisson casse la ligne d'un pêcheur et s'en va avec un gros leurre planté en travers de la gueule. Il ne pourra plus guère se nourrir avant de s'en être débarrassé, parfois au bout de plusieurs semaines, parfois au bout de plusieurs mois. 
 
Il arrive souvent qu'une écaille soit accidentellement arrachée. Elle est alors remplacée par une nouvelle écaille qui se développe au même endroit. La nouvelle écaille atteint très rapidement une taille comparable à celle de ses voisines, parfois en quelques mois seulement, sans bien sûr qu'aucun anneau d'été et d'hiver ne se forme à sa surface. Une telle écaille ne peut pas être utilisée par la suite pour déterminer l'âge du poisson. Elle se reconnaît à l'aspect uniformément calleux de toute la zone centrale qui a été rapidement reconstituée.  

  

Au centre de la photographie : zone de prolifération rapide d'une écaille de remplacement. Aucune strie de croissance ne se forme dans cette zone qui occupe toute la partie centrale de l'écaille.









D'autres cas de figure peuvent se présenter et bien des hypothèses peuvent alors être formulées pour expliquer les anomalies constatées : maladies, poissons d'élevages échappés de leurs bassins, juvéniles ayant passé un hiver dans des eaux artificiellement réchauffées par des systèmes de thermorégulation industriels etc…

 
par Hippolyte25
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